À travers la vitre

Terra Incognita
par Zoé Barthélémy

Immersion en terre étrangère. Derrière la vitre, un autre paysage défile.
Les voiles de buée et de nuit en modifient les contours. La végétation se mue en une inquiétante masse sombre. Dans cette noirceur semble sourdre une puissance cachée. L’obscurité vous saisit, sensation étrange d’être happé, absorbé, par le paysage. Tout devient confus, tout semble flotter, comme dans un rêve.

Voilà un paysage qui semble matérialiser à la fois l’appréhension et l’attirance, voire la poésie de l’inconnu.

 


 

Désobéir

Sur le fait
par Antoine Katarzynski

L’enfant pris en flagrant délit… regard amusé et décalé, flash à l’appui. Avec légèreté, la série fait étalage de situations cocasses aux décors pastels et à la lumière frontale. Prenant volontairement le contre-pied de ma première série consacrée à l’enfance, j’ai souhaité que de cette composition s’affranchisse de tout académisme, me donnant ainsi la possibilité de questionner plus concrètement le rapport à l’enfance au travers d’un point de vue libéré.

Désobéir

Ruptures
par Hélène Mauri

La photographie capte des souvenirs, des traces d’histoires, des lieux et des visages.
Les tirages photographiques suivent des règles de conservation, protection pour garder en mémoire ces représentations dans le temps. La démarche ici est inverse.

Parfois une image rappelle des séparations et des moments passés douloureux.
La transgression effectuée dans cette série les effacent, les brouillent de manière aussi radicale et violente que certains instants vécus.

Les photographies choisies, telles des traces de ruptures imposées et non choisies, sont soumises aux brûlures et impacts chimiques de la soude et de la javel. Il s’agit alors de désobéir au tirage si souvent sacralisé, précieux. Le souvenir vu comme une blessure, pour tenter de l’oublier.

De manière inattendue, les photographies initiales deviennent toutes autres.
Dans un rapport au temps où chaque image nécessite un temps de séchage de 24 à 48h, elles deviennent abstraites et esthétiques, parfois picturales par les cristaux de soude, mélange de pigments, affaiblissement des couleurs et craquelures des brûlures.

Les visages ne sont plus reconnus, le souvenir est effacé pour finalement tenter de construire une autre histoire.

Désobéir

Smashing games
par Maria Vazquez Castel

Abstraire l’image de son contexte pour altérer son sens : en isolant des détails, des gestes, en les amplifiant par la photographie l’image devient un mensonge, une invention.

Images prises à partir de ces vidéos trouvées sur youtube :

Guy smashes PS4 at Best Buy launch
http://www.youtube.com/watch?v=UXE_dTvMMg0

Smash My Xbox 360 – Short Version

Smash My Cousins Xbox

Désobéir

Sans-gênes
par Zoé Barthélémy

Désobéir, c’est remettre en cause l’ordre établi.
Aussi, dans Sans-gênes, je questionne la convention du vêtement, brise le tabou de la nudité en opérant son déplacement depuis l’espace privé, intime, à l’espace public, urbain. Cette apparition choque le passant, pour qui, trop souvent, la nudité rime avec vulgarité, bassesse, animalité. Mais cette honte associée à l’absence de vêtement est-elle bien fondée ? Et l’attitude de ces personnages, qui déambulent nus, assumant pleinement, simplement l’état naturel des choses, ne serait-elle pas la bonne à
adopter ?

 


 

Absence

En pointillés …
par Zoé Barthélémy

L’absence, je la connais peu, mais lorsqu’Il décide de partir deux mois en vadrouille en me laissant derrière, je me sens seule, incomplète, et me laisse vite entraîner par la mélancolie.

J’ai rassemblé ici des fragments de mes déambulations, de mes rêveries, et du quotidien pour offrir un tableau de cette vie en pointillés.

 


 

Absence

In memoriam « Maggy »
par Antoine Katarzynski

Le travail que j’entrepris en 2008 auprès de ma grand-mère, alors en pleine rémission de son cancer,  marqua profondé- ment mon intérêt pour un certain type d’approche photo- graphique dans lequel l’individu photographié se situe au cœur de la démarche. Bien qu’elle soit aujourd’hui décédée, le souvenir de ces longues heures passées à ses côtés m’ac- compagne encore chaque jour.