À travers la vitre

Terra Incognita
par Zoé Barthélémy

Immersion en terre étrangère. Derrière la vitre, un autre paysage défile.
Les voiles de buée et de nuit en modifient les contours. La végétation se mue en une inquiétante masse sombre. Dans cette noirceur semble sourdre une puissance cachée. L’obscurité vous saisit, sensation étrange d’être happé, absorbé, par le paysage. Tout devient confus, tout semble flotter, comme dans un rêve.

Voilà un paysage qui semble matérialiser à la fois l’appréhension et l’attirance, voire la poésie de l’inconnu.

 


 

Désobéir

Sans-gênes
par Zoé Barthélémy

Désobéir, c’est remettre en cause l’ordre établi.
Aussi, dans Sans-gênes, je questionne la convention du vêtement, brise le tabou de la nudité en opérant son déplacement depuis l’espace privé, intime, à l’espace public, urbain. Cette apparition choque le passant, pour qui, trop souvent, la nudité rime avec vulgarité, bassesse, animalité. Mais cette honte associée à l’absence de vêtement est-elle bien fondée ? Et l’attitude de ces personnages, qui déambulent nus, assumant pleinement, simplement l’état naturel des choses, ne serait-elle pas la bonne à
adopter ?

 


 

Absence

En pointillés …
par Zoé Barthélémy

L’absence, je la connais peu, mais lorsqu’Il décide de partir deux mois en vadrouille en me laissant derrière, je me sens seule, incomplète, et me laisse vite entraîner par la mélancolie.

J’ai rassemblé ici des fragments de mes déambulations, de mes rêveries, et du quotidien pour offrir un tableau de cette vie en pointillés.

 


 

Couleur

Sousex
par Zoé Barthélémy

«Salut, entrez, entrez !»

Et nous voilà plongés au coeur de la fiesta. On discute, on se trémousse, on boit, on décolle.
Ça tangue, on ne voit plus très clair, on voit même très foncé…
Alors on pousse un peu l’expo, et – ouf ! – les images nous sont rendues … (mais) un peu modifiées.

 


 

Nuit

Variations géométriques
par Zoé Barthélémy

Dans l’intérieur domestique, le passage à la nuit se ressent à travers le changement d’éclairage.

Le soleil s’éteint, les fenêtres n’offrent plus que des taches orangées qui flottent dans le noir. Dans la maison, les sources lumineuses diffusent depuis des positions différentes. Elles projettent des ombres, transforment les volumes et offrent une vision nocturne graphique que j’ai voulu capturer.

 


 

L’Intime

Corps/corps
par Zoé Barthélémy

intime
idées
nudité
projecteur d’intime
corps écran
photographies
sens?
analyse
on suggère ici l’intimité des corps nus par la fusion de leurs images. Il
s’agit malgré tout d’une intimité fausse, fabriquée à partir de pièces du
corps que l’on a photographiées de manière neutre, et partant, dont on
a retiré tout caractère intime. Seul le spectateur peut, par le fruit de son
imagination, rendre le mouvement à la chair et offrir ainsi une certaine
intimité (rêvée) à ces corps figés.

 


 

Mainstream

Overtaken
par Zoé Barthélémy

Mainstream. Qu’il s’agisse de nourriture, de technologie, de musique, de cinéma, de mode vestimentaire, de littérature, nous retrouvons partout des icônes auxquelles nous nous accrochons, nous attachons.

Nous baignons tous dans le Mainstream comme les patates baignent dans l’huile de la friteuse. Nous nous laissons bercer, entraîner, submerger par ce flot culturel qui nous rassure et satisfait notre soif de consommateur.

Ce mouvement nous rassemble. Il forge une identité pour la masse. C’est une manière de se faire accepter et aimer.

Nous sommes « mêmes », nous sommes « mainstream ».